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Asma Belkhodja-Rébaï

Une pionnière du mouvement féministe tunisien

La grande militante, Asma Belkhodja-Rébaï  vient de nous quitter à l’âge de 81 ansNée à Hammam-Lif en 1930 dans une famille patricienne d’origine turque qui a donné à la Tunisie une lignée de théologiens de renom, Asma Belkhodja a pris très tôt conscience de la condition déplorable de la femme tunisienne à travers l’attitude de son père, pourtant ancien sadikien, vis-à-vis de son  épouse et de ses enfants. Ce père n’avait rien d’un monstre. Aimant et attentionné, il partageait, néanmoins, avec les hommes de sa génération un mépris total pour les femmes qui l’avait conduit à priver d’instruction ses filles.Lorsqu’il mourut, Asma avait 13 ans et  son instruction se limitait à des connaissances de base de la religion et de la littérature arabe. Ses sœurs, plus jeunes auront plus de chances. Elles seront scolarisées après la disparition du père. Mais les privations qu’elle avait connues ont permis à leur soeur aînée de se forger une forte personnalité. Alors qu’elle entrait à peine dans l’adolescence, elle adhéra à la première association féminine tunisienne, l’Union des Femmes musulmanes, fondée par une autre hammam-lifoise, Bchira Ben Mrad, fille du Cheikh El Islam, Mohamed  Salah Ben Mrad. Elle y fera la rencontre de sa vie, son futur mari, Azzouz Rébaï, l’étoile montante du Néo Destour qui sera également son mentor. Ils  convoleront en justes noces le 31 décembre …1954.Dans l’intervalle, ils seront happés par l’action politique. Devenue militante destourienne, Asma Belkhodja sera de tous les combats, prenant part aux meetings au côté de Ferhat Hached, notamment, participant aux manifestations organisées par le parti comme celle du 15 février 1952. Elle sera arrêtée  avec d’autres militantes  et fera dix huit mois de prison avant de passer en jugement.  Après l’indépendance, elle sera l’une des fondatrices de l’UNFT en 1958. Aïcha Bellagha en sera la première présidente et Asma Belkhodja, la secrétaire générale. Cependant sur injonction du parti, la présidente sera forcée de démissionner et remplacée par Radhia Haddad.  Ce sera la première interférence  du Destour dans les affaires intérieures d’une organisation nationale. En signe de protestation, Asma Belkhodja démissionnera. Ecœurée, elle se retirera de la vie publique.  

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Journée de lutte

Le 8 mars célèbre
la journée internationale des femmes

Officialisée par les Nations Unies en 1977, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.

La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

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Sœur Marie Thérèse

Voici une femme que je salue son engagement et son courage

Au Congo, dans la ville de Brazzaville, se trouve un orphelinat pas comme les autres. Un monde où des enfants brisés par la vie ont retrouvé le sourire grâce à une femme hors du commun : Marie-Thérèse.

Cette ancienne membre d’une congrégation religieuse a tout quitté pour venir en aide aux orphelins, les soutenir, les guider, les aimer. Point de sacrifice pour Marie Thérèse, juste le sentiment d’avoir fait quelque chose pour donner un sens à sa vie et être heureuse. Sa joie et son bonheur de vivre, elle les communique et les inculque aux enfants.

Abandonnés, orphelins ou handicapés, ils arrivent de partout, sont accueillis, apprivoisés pour certains, et apprennent à vivre dans cette communauté où le partage et l’amour sont les principales lois. Tous disent avoir eu de la chance de rencontrer leur nouvelle mère, Marie Thérèse. Malgré le manque de place, les locaux vétustes, et les conditions précaires, chacun des petits pensionnaires a la sensation de vivre dans une oasis où l’harmonie, l’entraide, la solidarité et la tolérance règnent.

 

Pour en savoir plus sur l’assocation BADAO: www.associationbadao.org