noel2016

Marché de Noël des associations

Vendredi 2 Décembre 2016 -17:00Dimanche 4 Décembre 2016 -18:00

Les associations enghiennoises se mobilisent pour leur marché de Noël en Cœur de ville, les 2, 3 et 4 décembre.

Trouver des idées cadeaux, des produits artisanaux, se restaurer et partager une boisson chaude typiquement hivernale tout en faisant une bonne action, c’est la belle idée généreuse du Marché de Noël des associations. Ainsi, les 2, 3 et 4 décembre, le cœur de ville revêtira son manteau de neige et se peuplera de douillets chalets au profit d’une trentaine d’associations venues de tous les horizons et représentant la belle diversité enghiennoise unie dans la solidarité.

Parmi les temps forts proposés, un cabaret russe ou encore un photographe pour immortaliser chaque moment avec le Père noël. Un rendez-vous solidaire à ne pas manquer, un véritable réveillon des cœurs !

Marché de Noël des associations

Les 2, 3 et 4 décembre, 10h-19h

Cœur de ville, 34-36 rue du Général-de-Gaulle

halimata

Halimata Fofana

Halimata Fofana, jeune femme française, raconte sa reconstruction après le drame de l’excision. Catherine Bensaïd est psychiatre. Regards croisés de deux femmes libres.

 

 

Après une enfance sous le signe de la blessure, Halimata Fofana, jeune française d’origine sénégalaise, excisée dans son enfance, entame un long chemin vers la reconstruction. Passionnée de littérature, elle obtient une Licence en Art à la Sorbonne et un Master en Littérature. La veille de ses trente ans, elle s’envole pour le Canada, où elle séjourne cinq ans et travaille dans le domaine de la culture comme attaché culturel de l’ambassade du Sénégal et en qualité de chroniqueuse pour le magazine culturel Opale. Elle anime aujourd’hui des conférences autour de la résilience et tache de faire de son parcours un symbole fort pour les femmes qui ont connu un sort voisin du sien. Elle est l’auteure d’un récit paru aux Editions kerthala : “Mariama, l’écorchée vive” et travaille à l’écriture d’un prochain ouvrage.

L’excision m’a déshumanisée, la littérature m’a ré-humanisée et rendue femme.

Je cherche surtout à montrer le processus de guérison, à montrer comment on peut faire une force d’une souffrance. H. Fofana

Halimata Fofana : “La colère la rage est un moteur pour sortir du carcan familial qui oppresse les filles.”

Catherine Bensaïd : “La colère peut être salvatrice un temps mais il faut savoir en sortir…”

Catherine Bensaïd : “Comment vivre le mieux possible avec nos blessures et comment aimer… On se plaint souvent de ne pas être bien aimé, mais une des questions centrales, est comment aimons-nous ?”

Halimata Fofana “Une famille qui vit l’exil défend ses pratiques traditionnelles souvent de manière plus acharnée car elle est gouvernée par la peur de se perdre… C’est ainsi que l’excision est pratiquée en France malgré l’interdit.”

C.B. : En tant que médecin je m’aperçois du terrible pouvoir des parents, l’enfant qui est l’objet d’une maltraitance pense qu’il en est responsable…

H.F. : Il faut du temps pour se dissocier des violences subies.

Il y a un sentiment libérateur à parler de sa douleur. Il n’est jamais bon d’oublier, car la blessure ne s’efface pas, mais il faut dire aussi l’au-delà de la blessure, nous ne sommes pas la blessure, on est bien plus grand. Catherine Bensaïd

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L’Homme qui répare les femmes

Prix Sakharov 2014, le Docteur Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République Démocratique du Congo, un pays parmi les plus pauvres de la planète, mais au sous-sol extrêmement riche. Sa lutte incessante pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables, dérange. Fin 2012, le Docteur est l’objet d’une nouvelle tentative d’assassinat, à laquelle il échappe miraculeusement. Menacé de mort, ce médecin au destin exceptionnel vit dorénavant cloîtré dans son hôpital de Bukavu, sous la protection des Casques bleus des Nations unies. Mais il n’est plus seul à lutter. A ses côtés, ces femmes auxquelles il a rendu leur intégrité physique et leur dignité, devenues grâce à lui de véritables activistes de la paix, assoiffées de justice.

Conflits armés

De nombreuses guerres ont émaillé l’histoire du Sud Kivu, endroit où le docteur Mukwege a grandi. Ce dernier a accueilli beaucoup de patientes fuyant les guerres et crises humanitaires successives survenues dans ce secteur au cours des décennies 90 et 2000. Par exemple, le Kivu faisant office de frontière entre le Rwanda et le Burundi, la région a été le théâtre d’atrocités et de crimes de guerre, notamment envers les femmes, lors du génocide rwandais de 94. Le secteur a également subi la guerre du Kivu entre 2004 et 2009. Le docteur Mukwege, en plus d’être le témoin de toutes ces atrocités, est devenu une sorte de porte-parole pour le droit des femmes au Congo.

Leila Slimani signs her book at the restaurant Chez Drouant after winnig the 2016 Goncourt literary prize for her book Chanson Douce (Sweet Song) , in Paris, Thursday Nov. 3, 2016. The Goncourt is France's most prestigious literary prize. (AP Photo/Francois Mori)/PAR106/16308459502174/1611031355

Leïla Slimani, prix Goncourt 2016

“Chanson douce”, son deuxième roman, vient de remporter le prix littéraire le plus convoité, et devrait connaître un succès dément. Qui est-elle ?

Leïla Slimani, née en 1981, a grandi à Rabat, au Maroc, dans une famille aisée. «Une bulle protégée», dit-elle, «une existence un peu marginale par rapport au reste de la société marocaine». Son père, né à Fès, était banquier. Il a étudié en France, puis est retourné au pays natal pour devenir secrétaire d’Etat, dans les années 1970. Il a ensuite dirigé une banque, jusqu’à ce qu’un scandale financier lui vaille de tomber en disgrâce. Il est mort en 2004. Sa mère, d’origine alsacienne et algérienne, a été une des premières femmes médecins du pays.