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A l’Institut du Monde Arabe 3e édition de la fête de la langue arabe.

Du 10 au 17 décembre 2017, à l’IMA, c’est la fête de la parole ! Sur scène, au cinéma, en rencontres et débats, à l’Heure du conte pour émerveiller petits et grands, entre apprenants autour d’un thé partagé… Vivante à l’oral comme à l’écrit, la langue arabe dansera sous la plume des calligraphes, scintillera sur les moucharabiehs de la façade et fera voyager les mots au musée. Novice ou initié, venez à sa rencontre. Pourquoi ne pas en profiter pour tester gratuitement votre niveau avec le premier test de placement sur ordinateur, Ev@lang?

Dis-moi où on parle arabe… et je te dessinerai un monde : ce monde arabe que définit l’usage d’une langue commune, la 5e la plus parlée de la planète. Fidèle à sa vocation, l’IMA fête la langue arabe chaque année depuis trois ans, à l’occasion de la Journée mondiale de la langue arabe célébrée par l’Unesco le 18 décembre. Et à travers elle, c’est bien sûr une culture aux facettes innombrables qu’elle honore et promeut.

Programme de la Fête de la langue arabe, 3e édition

·         Tous les jours, les visiteurs seront accueillis, sur le parvis et en différents espaces du bâtiment, par une sélection musicale mettant à l’honneur la diversité de la langue arabe. Et chaque soir à 19h, la langue arabe animera en lettres de lumière les moucharabiehs de la façade Sud du bâtiment de l’IMA.
  • Livres en fête
    La librairie-boutique présente son fonds de livres en langue arabe : adultes, jeunesse, apprentissage de la langue arabe…
    Tous les jours – Librairie de l’IMA (niveau 0) – Accès libre
  • Cinéma : Les Yeux de la parole
    Documentaire présenté en avant-première, suivi d’un débat animé par l’inspectrice générale de l’Éducation nationale pour la langue arabe.. En anglais, arabe et français, sous-titré en français
    Les répétitions d’un opéra remarquable, vues à la fois du point de vue des artistes et de collégiens étudiant l’arabe : Kalila wa Dimna, d’après le chef-d’œuvre littéraire éponyme, premier opéra en langue arabe, présenté en création mondiale au festival d’Aix-en-Provence 2016.
    Jeudi 14 décembre 2017 – 19h30 – Auditorium (niveau -2) – Entrée libre sous réserve de places disponibles
  • Théâtre : Al-Qalaq, d’après Le Discours aux animaux de Valère Novarina
    Pièce en arabe et en anglais, surtitrée en français, pour deux comédiens et un musicien, mise en scène de Valéry Warnotte.
    Loin de se juxtaposer simplement, les deux soliloques en arabe et en anglais, accompagnés de musique, se répondent, donnent à entendre leurs correspondances à travers la résonance singulière du verbe. Ils font également émerger, à travers ces « corps animaux » toute une réflexion sur le sens du langage humain. Al Qalaq (« l’inquiétude » en arabe), se transforme ainsi en émotion esthétique.
    Vendredi 15 décembre 2017 à 20h – Auditorium (niveau -2) – Tarifs : 15 € et 10 €
    Une première représentation de Al Qalaq sera donnée le 12 décembre 2017 à 20 h à la Maison de la Poésie.
  • Venez tester gratuitement votre niveau d’arabe !
    A l’occasion du lancement de Ev@lang, le tout premier test en arabe 100% en ligne développé par l’IMA avec le Centre international d’études pédagogiques, venez estimer en moins de 35 mn votre niveau d’arabe sur les ordinateurs de la bibliothèque. Vous repartez avec une attestation de votre niveau.
    Samedi 16 décembre 2017, de 10h à 17h – Bibliothèque (niveau 1) – Entrée libre sous réserve de places disponibles
    Coorganisé avec le Centre international d’études pédagogiques (CIEP)

Plus d’infos sur Ev@lang

  • Atelier ludique pour enfants et familles : Les mots voyageurs
    Les échanges scientifiques et commerciaux, les multiples routes des épices et de la soie ont aussi fait voyager les mots. Un jeu de plateau, « Les mots des voyageurs », permet de découvrir tout en s’amusant  les échanges entre langue arabe et française à travers l’histoire.
    Samedi 16 décembre 2017 à 14h et à 16h – Musée (niveau 7) – Entrée libre sous réserve de places disponibles (20 personnes max.)
  • Démonstration de calligraphie
    Le calligraphe Ahmed Dari célèbre le ballet des lettres arabes en répondant aux demandes du public : chacun peut repartir avec son prénom calligraphié en arabe.
    Samedi 16 décembre 2017 de 14h30 à 17h30 – Espace d’accueil (niveau 0) – Entrée libre sous réserve de places disponibles
  • Parcours du musée autour de la langue
    Un parcours qui souligne la charge culturelle de ce patrimoine immatériel dans son lien avec les objets du patrimoine, comme dans ses interactions avec d’autres aires linguistiques. Il s’appuiera notamment sur l’exposition-dossier « L’Histoire ne se soucie ni des arbres ni des morts », où l’alphabet arabe est le dénominateur commun des inscriptions en langue arabe, mais aussi en persan et en turc osmanli.
    Samedi 16 décembre 2017 à 15h – Musée (niveau 7) – Entrée libre sous réserve de places disponibles (20 personnes max.)
  • Débat : Les révolutions arabes : une révolution 2.0 ? Retour sur le cyberactivisme des Printemps arabes
    L’image du jeune rebelle connecté a été la figure de proue des révoltes qui ont bouleversé le monde arabe aux débuts des années 2010. Retour sur les revers sociopolitiques de cette construction médiatique. Qui ont réellement été les acteurs de ces révolutions dites « 2.0 » ? Quel rôle y ont tenu exactement les réseaux sociaux ? Cela a-t-il joué en faveur de la constitution d’une nouvelle identité arabe, comme cela avait pu être le cas au XIXe siècle avec l’introduction de l’imprimerie dans la région ? Autant de questions soulevées par Yves Gonzalez-Quijano, maître de conférence en littérature arabe, Université de Lyon 2, et chercheur à l’IFPO, et Sami Ben Gharbia, cyberactiviste, fondateur du blog participatif Nawaat.
    Samedi 16 décembre 2017 de 16h à 17h30 – Auditorium (niveau -2) – Entrée libre sous réserve de places disponibles

    Débat organisé par la bibliothèque de l’Institut du monde arabe en collaboration avec l’association Le Mouton Numérique
  • Dardacha / دردشة   : conversations franco-arabes
    Conversations brèves et itinérantes, autour d’un thé et d’une pâtisserie, entre des francophones apprenant l’arabe et des arabophones apprenant le français. Tout un symbole de l’échange culturel dans un cadre convivial.
    Samedi 16 décembre 2017, de 17h30 à 19h – Atelier (niveau -1) – Entrée libre sous réserve de places disponibles
    Avec le concours des assistants d’arabe de l’Éducation nationale.
  • Démonstration de calligraphie
    Le calligraphe Mohamed Salih parle de l’art de calligraphie et démontre toute la beauté des lettres arabes.
    Dimanche 17 décembre 2017 de 14h30 à 17h30 – Espace d’accueil (niveau 0) – Entrée libre sous réserve de places disponibles
  • L’heure du conte en famille : « Contes du monde arabe de partout »
    Les plus belles histoires du Maghreb et du Moyen-Orient par la conteuse Sakina Lamri, qui mêle pour l’occasion langue arabe et langue française.
    Enfants à partir de 4 ans, obligatoirement accompagnés par un adulte
    Dimanche 17 décembre 2017 de 15h à 16h30 – Salle d’exposition (niveau -1) – Entrée libre sous réserve de places disponibles
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CAFE-CONCERT : KANTALA TRAORE

Kantala Traoré en concert acoustique à la Bellevilloise.

Le samedi 25 novembre 2017
de 20h à 22h

Kantala Traoré est un chanteur et Korafola (joueur de Kora, instrument à cordes typique d’Afrique de l’Ouest ) originaire du peuple Sénoufo au Burkina Faso .

Considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs joueurs d’Afrique de l’Ouest , Kantala Traoré est le créateur du “Tafdjani”, un courant musical inspiré du patrimoine Sénoufo teinté d’accents blues .

Son talent reconnu lui a permis notamment de jouer et d’enregistrer auprès d’artistes renommés tels que Victor Démé ou bien Winston McAnuff .

Accompagné pour l’occasion par Christophe “TOF” Laxenaire (clavier) et Djikö Perez (guitare , calebasse), deux musiciens réputés issus de la scène musicale parisienne , Kantala Traoré proposera pour cette soirée un voyage musical qui mêlera tradition et modernité .

nformations
pratiques

La Bellevilloise
21 rue Boyer
75020 Paris

0 € – 2€ s’ajoutent à l’addition si vous dînez

S’y rendre

  • 3, 3bis : Gambetta (571m) 3bis : Pelleport (648m)

Plus d’infos

 

« Je suis né le 20 septembre 1986 » par Smaïl Kanouté

Le graphiste, sérigraphe, plasticien et danseur Smaïl Kanouté.

Dans le cadre de la carte blanche à Oxmo Puccino

L’IMA aura 30 ans en novembre 2017, une belle occasion pour proposer une carte blanche à Oxmo Puccino, du 24 au 26 novembre 2017. Ce moment en 3 temps marquera la volonté de l’IMA de célébrer le croisement de champs artistiques, le mélange de générations et le partage d’altérité.

Je me questionne sur la vie, le parcours spirituel, le groupe d’appartenance, la pensée commune et individuelle. Je m’inspire de mon vécu en tant que Malien d’origine, des signes, de la musique et du silence. Je convoque la mémoire de mes ancêtres.

« A l’IMA, je présenterai le prologue des “Actes du désert”, ma première création chorégraphique. Seul, je dessinerai un cercle au sol, dans lequel je chercherai mon arbre généalogique. Je le ferai à travers le dessin (symboles graphiques), la danse et la musique de la kora. Je serai guidé par la voix de ce sage qui racontera l’histoire de ma famille. Je danserai dans cette sphère qui représente le désert au Mali, je chercherai le village de mes parents pour retrouver mon origine. »

En 2011, j’ai effectué un voyage au Mali, dans la région de Kayes, à Fégui : le village de mes parents. Cela faisait douze ans que je n’y étais pas retourné. Depuis toujours, je me pose des questions sur mes origines car je suis né en France. Lors de ce voyage, pleins de souvenirs resurgissaient sans cesse, je n’avais oublié aucune personne du village. Tout le monde avait grandi et je découvrais même des demi-frères et sœurs. Je ne connaissais pas grand-chose sur mon père ni sur sa famille car on ne communique que très peu entre nous. Mais les moments où il nous racontait sa vie, dans son village, sont très présents dans ma mémoire.
Pour connaître l’histoire de mon père et des miens, j’ai décidé d’aller à la rencontre des gens du village. J’ai rencontré de nombreuses personnes qui m’ont narré l’histoire du village et des familles qui y vivent, dont un vieil homme qui m’a particulièrement marqué. Il m’a raconté pendant une heure les arbres généalogiques des premiers Féguinois et de la grande famille de mon père. Le vieil homme se promenait dans le village comme s’il le faisait en mémoire, énonçant de maison en maison les généalogies de chaque famille. »

Actes du désert par Smaïl Kanouté © Gaétan Viaris

« Actes du désert » par Smaïl Kanouté. Gaétan Viaris

Smaïl Kanouté © Mademoisielle Drone

Mademoisielle Drone
Smaïl Kanouté © Mademoisielle Drone

Les nuits parisiennes, du Palais-Royal au Palace Hôtel de Ville

Paris, ville lumière, Paris lieu de fêtes. Cette exposition est une invitation au voyage au cœur de la ville noctambule, du XVIIIe siècle à nos jours.

L’exposition « Les Nuits parisiennes » retrace deux siècles et demi de vie nocturne dans la capitale, et rassemble plus de 300 tableaux, photos, décors, films.

À travers la manière dont les hommes et les femmes y vivent, travaillent, dansent, se rencontrent… la nuit apporte un éclairage inédit sur l’évolution politique, culturelle, esthétique de Paris.

Chroniqueurs, affichistes, intellectuels, libertaires, poètes, photographes, journalistes, écrivains et artistes présentent les hauts lieux et les figures qui ont façonné les nuits parisiennes depuis le XVIIIè siècle. Le spectacle de la nuit a investi aujourd’hui les rues de Paris pour aller à la rencontre des Parisiens.

Tirage postérieur, 1965 © AGIP / Bridgeman Images

Informations
pratiques

Hôtel de Ville
5, rue de Lobau
75004 PARIS

Dates

Du 25 novembre 2017 au 27 janvier 2018
les samedi, lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 10h à 18h30

Prix

0 €

S’y rendre

  • 1, 11 : Hôtel de Ville (123m) 7 : Pont Marie (430m)

Plus d’infos

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Le Québec à la villette

Du 24 novembre au 31 décembre, La Villette vous fait découvrir la diversité et la richesse de la culture québécoise à travers deux expositions photo de François Poche et Michel Rabagliati sur le thème de la bande dessinée et sur les Inuits, Montréal et la nature.

EXPOSITIONS

FRANÇOIS POCHE

Le photographe François Poche nous emmène à la découverte du Québec avec une sélection d’images où les Inuits, Montréal et la nature sont à l’honneur en version panoramique à l’occasion de l’événement « Le Québec à la Villette ».
Parc et Espace Chapiteaux

MICHEL RABAGLIATI

Paul à Québec
Paul à Montréal
Paul, le légendaire personnage de Michel Rabagliati – Prix du public au Festival d’Angoulême en 2010 – ne possède aucun superpouvoir, sinon celui d’émouvoir le lecteur. C’est avec une grande sensibilité et une maîtrise graphique hors pair qu’il nous présente les péripéties de la vie de Paul, véritable « Tintin » québécois, à qui tout le monde s’attache.
Jardin des Miroirs

Informations
pratiques

Parc de la Villette
211 avenue Jean Jaurès
75019 PARIS

Dates

Du 24 novembre au 31 décembre 2017
les vendredi, samedi, dimanche, lundi, mardi, mercredi, jeudi de 10h à 19h

Prix

0 €

S’y rendre

  • 5 : Porte de Pantin (479m) 7 : Corentin Cariou (571m)

Plus d’infos

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Teddy Afro

la voix qui agace le pouvoir éthiopien

Le chanteur est une star de la musique éthiopienne. Dans son dernier album, écoulé à 600 000 exemplaires, il prône l’unité nationale alors que le pays est divisé. Les autorités préfèrent lui couper le son.

A Addis-Abeba, les quatorze titres d’Ethiopia, le cinquième album du chanteur Teddy Afro, tournent en boucle dans les bars et les minibus bondés depuis sa sortie en mai. Nul ne peut échapper aux vendeurs à la sauvette qui hèlent le chaland avec des dizaines de CD dans les mains. Tewodros Kassahun, de son vrai nom, est l’une des plus grandes stars de l’histoire musicale éthiopienne. A seulement 41 ans, il fait même de l’ombre aux légendes vivantes Mahmoud Ahmed et Mulatu Astatke. Certes, sa popularité se cantonne à son pays – et à sa diaspora, surtout présente aux États-Unis –, mais en Éthiopie, c’est du jamais-vu.

Moins de deux semaines après sa sortie début mai, l’opus se hissait à la première place du classement Billboard’s World Albums, avec près de 600 000 exemplaires vendus. L’artiste chante les épisodes glorieux de l’histoire éthiopienne, et rend hommage aux anciens empereurs dont Haïlé Sélassié Ier. Il voit comme une « responsabilité » la transmission des « exploits » passés à la jeunesse de son pays.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2017/10/05/teddy-afro-la-voix-qui-agace-le-pouvoir-ethiopien_