A doll used a prop sits onstage ahead of a dress rehearsal of "Black Nativity" in Boston, Massachusetts December 3, 2014. The play produced by the National Center of Afro-American Artists is the 44th season of poet Langston Hughes' "Black Nativity", which tells the biblical story of the birth of Jesus in scripture, verse, music and dance.   REUTERS/Brian Snyder    (UNITED STATES - Tags: SOCIETY RELIGION) - GM1EAC40ZE601

Black Doll

La collection Deborah Neff

a Maison Rouge, fondation Antoine de Galbert

« Black Dolls » montre pour la première fois hors des États-Unis la collection Deborah Neff, un ensemble exceptionnel de près de 200 poupées noires créées par des Afro-Américain.e.s anonymes dans les années 1840-1940. Cette collection raconte une histoire culturelle, politique et intime inédite des hommes et des femmes noires américaines.

« Black Dolls » montre pour la première fois hors des États-Unis la collection Deborah Neff, un ensemble exceptionnel de près de 200 poupées noires créées par des Afro-Américain.e.s anonymes dans les années 1840-1940. Cette collection non seulement révèle des poupées en tissu, bois ou cuir dont la beauté et la diversité sont extraordinaires, mais elle raconte aussi une histoire culturelle, politique et intime inédite des hommes et des femmes noires américaines, de la maternité et de l’enfance.

Pendant près d’un siècle, entre 1840 et 1940, des hommes et une majorité de femmes Afro-Américaines, ont conçu et fabriqué des poupées pour leurs propres enfants, ou les enfants que celles-ci gardaient. Deborah Neff, une avocate de la Côte Est, a bâti en vingt-cinq ans la collection de ces poupées la plus ample et la plus rigoureuse qui ait jamais existé : elle a patiemment mis au jour ces 200 objets considérés jusque-là comme des artefacts domestiques indignes de mémoire, pour en constituer un ensemble dont la beauté, la richesse formelle, l’originalité – en un mot, la valeur artistique – s’imposent puissamment. S’y ajoute un fonds de 80 photographies d’époque, représentant des enfants posant avec leurs poupées entre la période de l’avant- Guerre de Sécession jusqu’au milieu du XXe siècle.

Commissaire

Nora Philippe

 

MONDES TSIGANE

Palais de la Porte Dorée – Musée de l’histoire de l’immigration / Aquarium tropical

Errants et menaçants, intrigants ou douteux, fascinants… de multiples représentations des Tsiganes traversent l’histoire de la photographie. De la vision romantique héritée du XIXe siècle aux images d’un peuple asocial et archaïque, de la fascination au rejet raciste, l’exposition Mondes Tsiganes donne à voir une autre vision des Tsiganes.

Riche de plus de 800 photographies, l’exposition propose une double approche : un parcours anthropologique et documentaire – pour comprendre l’histoire des stéréotypes associés à ces peuples – et un accrochage de la série les Gorgan du photographe Mathieu Pernot, qui pose un regard sensible et contemporain sur la famille arlésienne qu’il a suivi pendant vingt ans.

Aux origines de la représentation des Tsiganes : entre stéréotypes et rencontres avec l’autre

Les photographies montrent comment s’est créée, au fil du temps, l’image de ces populations et mettent en lumière leur histoire, trop souvent simplifiée. A travers les représentations du XIXe et du XXe siècle, l’exposition révèle la répétition, la persistance et la circulation de certains motifs : la bohémienne, le montreur d’ours, le « peuple de la frontière » impossible à circonscrire, les nomades…

« La Colère des Gitans », Detective, n°229, 20 novembre 1950

Dans l’exposition, des séries d’images reflètent la diversité des parcours de vie singuliers et révèlent des productions inédites de photographies. Émile Savitry, photographe et ami du célèbre guitariste Django Reinhardt, qu’il a accompagné pendant sa carrière, Jan Yoors, photographe d’origine belge qui a quitté sa famille pour vivre avec des Tsiganes, Jacques Léonard, photographe d’origine française qui a saisi le quotidien intime des Gitans de Barcelone, ainsi que Matéo Maximoff, d’origine rom et manouche, qui s’est attaché à poursuivre le récit de l’histoire de sa famille en images.

Dans l’intimité de la famille Gorgan : entre approche documentaire et sensible

En conclusion et en contrepoint à cette première approche, le Musée présente la série LES GORGAN de Mathieu Pernot, une coproduction avec les Rencontres photographiques d’Arles en 2017. Initiée en 1995, cette série s’inscrit comme une nouvelle étape du regard photographique sur les populations tsiganes.

Mickaël, Arles, 1996

L’oeuvre de Mathieu Pernot relate vingt années de travail et d’échanges avec la famille Gorgan, un clan gitan rencontré à Arles pendant ses études. Reprenant d’abord les codes de la photographie documentaire et ethnographique, ses photographies nous interrogent sur la nature de notre regard sur cette communauté. La neutralité des images et la distance établie avec les sujets excluent toute forme d’exotisme. 

Informations
pratiques

Palais de la Porte Dorée – Musée de l’histoire de l’immigration / Aquarium tropical
293 avenue Daumesnil
75012 PARIS

Dates

Du 13 mars au 26 août 2018
les samedi, dimanche de 10h à 19h
les mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 10h à 17h30

Prix

Payant – 6€

S’y rendre

  • 8 : Porte Dorée (218m) 8 : Michel Bizot (568m)

Plus d’infos

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