Métiers : la ségrégation hommes-femmes

Métiers : la ségrégation hommes-femmes diminue lentement

Le phénomène est lent, mais réel. Cette diminution résulte d’une conjonction d’effets, parfois en sens contraire.

Le premier est lié à la transformation de la structure des emplois. Celle-ci tend à réduire la mixité, car les métiers très féminins (comme les assistantes maternelles) sont ceux dont les effectifs progressent. La baisse du nombre d’emplois de ce type (comme les secrétaires), qui pourrait accroître la mixité, est moins importante en volume. Le deuxième effet est la conséquence de l’évolution de la composition par sexe des familles professionnelles, qui globalement joue en faveur de la mixité. La part des hommes dans certains métiers très féminins progresse : notamment chez les agents d’entretien, les vendeurs et les ouvriers non-qualifiés du textile et du cuir. Troisième effet enfin, qualifié de « croisé » par le ministère : la conjonction de métiers dont les effectifs progressent plus vite que la moyenne et dont la mixité s’accroît, comme c’est le cas des cadres des services administratifs, comptables et financiers.

La tendance globale est donc à plus de mixité dans l’emploi. Les filles investissent de plus en plus de filières scolaires et par la suite de secteurs, comme le droit, la communication, la santé, la banque et l’assurance. Il n’en demeure pas moins que les transformations sont lentes. Le ministère note que pour les personnes peu diplômées (au mieux le brevet des collèges), la ségrégation s’est accrue par rapport au début des années 1980 du fait de la progression de métiers féminins peu qualifiés (femmes de ménage, aides-soignantes, etc.). Pour les métiers plus qualifiés, un grand nombre de familles professionnelles demeurent très peu ouvertes aux femmes, comme les ingénieurs de l’industrie (22,5 % de femmes), les architectes et cadres du BTP (20,7 %), les cadres de la logistique (22,7 %). Enfin, il faudrait pouvoir mesurer les évolutions par niveau hiérarchique : les femmes restent le plus souvent quasiment absentes des sphères de décision.

 

Extrait du Centre d’observation de la société.

Livre

A découvrir ou à relire,

Deux siècles d’immigration en France

Un ouvrage de Philippe Dewitte de la collection « Point sur… »

 Continûment depuis près de deux siècles, des hommes et des femmes du monde entier sont venus en France, ont participé aux combats pour la démocratie, aux mouvements artistiques, littéraires ou scientifiques, à l’expansion économique de leur pays d’accueil. Et aujourd’hui, un cinquième de la population hexagonale a un ascendant, aïeul ou bisaïeul, d’origine étrangère.
Retracer cette histoire, ce n’est donc pas étudier les étrangers et les immigrés en France comme un objet isolé, sans influence sur le reste de la société, c’est au contraire revenir aux sources du « creuset français » : la France comme terre d’immigration. L’ouvrage brosse un rapide panorama de cette histoire, et donne en annexe des points de repères – bibliographie, filmographie, adresses utiles – pour les lecteurs qui veulent en savoir plus sur cette partie sans doute trop méconnue de l’histoire nationale.

Philippe Dewitte, Deux siècles d’immigration en France, La documentation française, 2003, 128 pages, 11×18 cm, 8 €

Idées reçues sur les générations issues de l’immigration

A découvrir

Idées reçues sur les générations issues de l’immigration

Si l’immigration constitue un thème de débat et une préoccupation des pouvoirs publics, les enfants issus de cette immigration sont encore trop méconnus malgré de récents travaux scientifiques. La réalité et la diversité de leurs situations sont déformées par les clichés : échec scolaire, délinquance, déracinement, marginalisation sociale, absence d’engagement poli- tique… Qui sont vraiment ces « deuxième », aujourd’hui troisième voire quatrième, générations ?

Au travers d’une approche historique et sociologique, Peggy Derder recadre bon nombre d’idées reçues et montre ces descendants de l’immigration tels qu’ils sont et tels qu’ils évoluent dans cette France qu’ont choisie leurs parents et qu’ils ont profondément modifiée au cours de ces dernières années.

Peggy Derder, Idées reçues sur les générations issues de l’immigration, Le cavalier bleu, 176 pages, février 2014, 18€

Hopital d’enfants Margency en Ile de France

L’association UNFT ILE DE France a un projet à partager avec vous :

Aider des enfants à avoir un peu plus de joie et voir un sourire dans leurs yeux même s’ils sont très malades, et cela durant leur séjour à l’Hôpital.
Un livre, un jouet, un don.

Situé en Ile de France, dans le Val d’Oise (95), l’Hôpital d’Enfants Margency est un établissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif géré par la Croix-Rouge française, de Soins de suite et réadaptation de 106 lits accueillant des enfants de quelques semaines à 17 ans.
Les enfants hospitalisés souffrent de pathologies graves.

• Lutte Contre le Cancer
• Affections respiratoires, affections du système digestif,
• Soins palliatifs, leucémie, tumeur maligne et bien d’autres maladies.

• L’établissement prépare actuellement un projet de construction sur site, d’une « Maison des  Parents de 30 places permettant d’accueillir les parents venant parfois des DOM-TOM ou de l’étranger.

• L’Hôpital de Margency est accessible à tous et en particulier aux personnes les plus démunies.
• Il est adapté aux personnes handicapées.
• Les enfants sont scolarisés dès la maternelle, au sein de l’Hôpital. Ces classes sont dirigées par un directeur pédagogique de l’Éducation nationale et d’une équipe d’enseignants spécialisés de l’Éducation nationale, et de professeurs du second degré.

• Je reviendrai dans quelques semaines pour solliciter votre aide pour un achat d’un livre, d’un jouet ou d’un don.

• Ces enfants ont besoin de notre aide, et voir un enfant sourire c’est merveilleux.

• A bientôt

La précarité en Ile de France

La précarité a toujours existé : jeunes salariés, exclus, familles monoparentales , retraités.  Pour ces personnes fragiles, sans repères ni famille pour les plus isolés, la précarité augmente.

Ces situations nécessitent une aide (alimentaire, logement d’urgence, aide psychologique, soutien scolaire pour les jeunes).

Les jeunes, mêmes diplômés, sont inscrits au Pôle emploi à la fin de leurs études, et ont du mal à trouver un 1er poste. Que dire des jeunes sans formations adaptées à leurs niveaux, des sans-abris, des jeunes exclus de leurs familles, les femmes battues avec ou sans enfants, des familles où 1 et parfois 2 parents sont inscrits au Pôle emploi ? Ou encore des retraités avec des petites pensions, et que leurs enfants ne peuvent pas aidés ? Qu’en est-il enfin des demandeurs d’asile ?

Malgré les structures misent en place pour venir en aide aux personnes précaires (épiceries sociales, colis alimentaires, aide financière et administrative, cours d’alphabétisation, structures de réinsertion, formation et lutte contre l’isolement), nous sommes en 2014 et, malheureusement, la vie est et demeure de plus en plus difficile à vivre pour beaucoup d’entre nous.

Depuis quelques années, un facteur nouveau s’ajoute à ce ce constat : la classe dite «  moyenne » traditionnelle est touchée à son tour et a de plus en plus de mal à boucler la fin du mois.

Je ne sais pas si ce tunnel est encore très long.

Exposition a Strasbourg

Si vous êtes à Strasbourg ou au environ, un détour s’impose pour aller voir l’exposition :
« Femmes du Monde » au Centre Administratif de Strasbourg du 3 au 17 mars 2014.
Photos de Lassad un passionné.

Discriminations

La protection contre les discriminations

Toute décision de l’employeur (embauche, promotion, sanctions, mutation, licenciement, formation…) doit être prise en fonction de critères professionnels et non sur des considérations d’ordre personnel, fondées sur des éléments extérieurs au travail (sexe, religion, apparence physique, nationalité, vie privée…). A défaut, des sanctions civiles et pénales sont encourues.

La loi

Le texte des articles 225-1 à 225-4 du Code pénal relatifs aux discriminations prohibées et aux sanctions encourues est affiché dans les lieux de travail ainsi que dans les locaux ou à la porte des locaux où se fait l’embauche. Doit également être affiché dans les lieux de travail le texte de l’article 222-33-2 du code pénal (définition et sanctions du harcèlement moral) et, dans les lieux de travail ainsi que dans les locaux ou à la porte des locaux où se fait l’embauche, le texte de l’article 222-33 du même code (définition et sanctions du harcèlement sexuel).

Le sexe

En matière d’embauche, lorsque l’appartenance à l’un ou l’autre sexe détermine l’exercice d’un emploi ou d’une activité professionnelle, l’offre peut être expressément réservée à une femme ou à un homme.

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

L’égalité de traitement entre les hommes et les femmes dans le travail implique le respect de plusieurs principes par l’employeur :

Interdictions des discriminations en matière d’embauche

  • absence de différenciation en matière de rémunération et de déroulement de carrière,
  • obligations vis-à-vis des représentants du personnel (élaboration d’un rapport écrit et négociation),
  • information des salariés et candidats à l’embauche et mise en place de mesures de prévention du harcèlement sexuel dans l’entreprise. Des recours et sanctions civiles et pénales sont prévus en cas de non-respect de l’égalité homme-femme. En outre, dans les conditions précisées par le code du travail, les entreprises d’au moins 50 salariés sont soumises à une pénalité à la charge de l’employeur lorsqu’elles ne sont pas couvertes par un accord ou un plan d’action relatif à l’égalité professionnelle ; cette disposition est entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2012 ; pour les entreprises couvertes à la date du 10 novembre 2010 par un accord ou, à défaut, par un plan d’action destiné à assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, elle entre en vigueur à l’échéance de l’accord ou, à défaut d’accord, à l’échéance du plan d’action.

Quels sont les recours des victimes et témoins de discriminations ?

  • Recours pénal
    La personne faisant l’objet d’une discrimination peut déposer plainte auprès du Procureur de la République, du commissariat de police, de la gendarmerie ou du doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance afin que les agissements dont elle est victime soient pénalement sanctionnés (par le Tribunal correctionnel).
  • Recours civil

    Les salariés victimes ou témoins de discriminations disposent également d’un recours devant le conseil de prud’hommes.
    L’objectif du recours : faire annuler la mesure ou la décision fondée sur un motif discriminatoire et demander réparation du préjudice subi. Il appartient à la personne faisant l’objet d’une discrimination de présenter au juge les éléments de fait laissant supposer l’existence d’une telle discrimination, directe ou indirecte.
    Au vu de ces éléments, l’auteur supposé doit prouver au juge que sa décision est justifiée par des éléments objectifs, étrangers à toute discrimination. Le juge prend une décision après avoir ordonné toutes les mesures d’instructions qu’il estime utiles, en cas de besoin.

L’action en réparation du préjudice résultant d’une discrimination se prescrit par 5 ans à compter de la révélation de la discrimination. Ce délai n’est pas susceptible d’aménagement conventionnel. Si la discrimination est reconnue, les dommages et intérêts devront réparer l’entier préjudice résultant de cette discrimination, pendant toute sa durée.

Quelles sont les sanctions prévues pour l’auteur de la discrimination ?

La personne reconnue coupable de discrimination encourt :une sanction disciplinaire, s’il s’agit d’un salarié de l’entreprise,des sanctions pénales (trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende). Les personnes morales peuvent aussi être déclarées responsables pénalement d’actes de discriminations. Les peines encourues sont celles prévues par l’article 225-4 du Code pénal.

Sont punis d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 3 750 € les faits de discriminations commis à la suite d’un harcèlement moral ou sexuel (des peines complémentaires – ex. : affichage du jugement – peuvent également être ordonnées par la juridiction). Toutefois, lorsque la discrimination commise à l’égard des victimes ou témoins de faits de harcèlement sexuel est couverte à la fois par le code du travail et par les dispositions du code pénal, ce sont les sanctions, plus élevées (soit 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende), prévues par ce code qui sont applicables ; sur ce point, on peut se reporter aux précisions figurant dans la circulaire DGT n° 2012-14 du 12 novembre 2012

Informations par le Ministère du Travail, de l’Emploi , de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social

Pour plus d’informations:

http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques

Lutte contre les violences faites aux femmes

 Face aux violences, libérons la parole

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes lance une campagne nationale pour libérer la parole face aux violences et orienter les victimes vers les professionnels.

En France, une femme sur dix déclare avoir subi des violences conjugales. La mobilisation de chacune et chacun est donc essentielle : victimes ou témoins, appelez le 3919.

 

 

 

Appel à la manifectation du 1er février

Une manifestation aura lieu à Paris, le 1er février 14 heures place du Maréchal Joffre jusqu’à l’Ambassade d’Espagne :

pour défendre le droit à l’avortement en Europe et dans le monde,  alors que l’Espagne s’apprête à adopter une restriction drastique du droit à l’IVG.

Non à la régression des droits des femmes en Espagne et ailleurs !

Pour nos droits, pour nos choix !