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Journée des associations

La journée des associations se tiendra le samedi 8 septembre au coeur de ville. C’est le rendez-vous incontournable de la rentrée pour découvrir les activités culturelles, sportives et sociales sur le territoire enghiennois.

Plus de 60 associations seront présentes le samedi 8 septembre pour présenter leurs activités culturelles, sportives et sociales.

Venez nombreux participer à cette journée et profiter des animations programmées en coeur de ville. Des séances de yoga du rire, de danse, de judo, de karaté, de tennis de table ou encore des activités numériques seront proposées dans la journée.

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Solidarité et alliances – Angela Davis et Tariq Ali Nanterre-Amandiers

Angela Davis & Tariq Ali en conversation avec Françoise Vergès et Marcus Rediker.

Deux immenses personnalités du militantisme et de l’activisme seront réunies pour une soirée: Angela Davis, mondialement connue pour sa lutte contre le racisme, le sexisme et le système carcéral américain, et Tariq Ali, farouche opposant à la dictature militaire du Pakistan, devenu figure de la gauche internationale et écrivain. Tous deux converseront avec la chercheuse et militante Françoise Vergès et l’historien Marcus Rediker, qui donneront ensuite la parole au public.

 

 

BIOGRAPHIES

Angela Davis, philosophe, militante féministe et antiraciste africaine-américaine, professeur émérite à l’Université de Santa Cruz est mondialement connue pour sa lutte contre le racisme et le sexisme, sa critique du système carcéral et son mouvement pour l’abolition des prisons. Communiste, élève de Marcuse et Adorno, membre du Black Panther Party, elle fut emprisonnée deux ans en 1970, après avoir été inscrite sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI. Son arrestation entraîna un mouvement de solidarité mondiale. Acquittée lors de son procès, elle reprit son militantisme tout en devenant une universitaire de grand renom. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, dont S’ils frappent à la porte à l’aube (Éditions sociales, 1971), Femmes, race et classe (Des femmes, 1983) et Autobiographie (Albin Michel, 1975) et le dernier, Blues et féminisme noir, 2017.

 

Tariq Ali est un historien, écrivain et commentateur politique d’origine pakistanaise. Après avoir organisé des manifestations contre la dictature militaire au Pakistan, il doit émigrer en Angleterre où il poursuit des études de philosophie, de politique et d’économie à Oxford. Membre du International Marxist Group et du trotskysme, Tariq Ali est membre du comité de parrainage du Tribnunal Russel sur la Palestine et de la rédaction de New Left Review. Il publie régulièrement dans des journaux et revues. Auteur de plusieurs ouvrages critiques comme The Extreme Centre : A Warning, 2015, ou traduit en français, Les dilemmes de LénineTerrorisme, guerre, empire, amour, révolution (2017) il a aussi publié des romans dont plusieurs ont été traduits en français comme La nuit du Papillon (2011), Un Sultan à Palerme (2010) ou Le livre de Saladin (2008).

 

Françoise Vergès, politologue réunionnaise, Chaire Global South(s), FMSH, militante féministe antiraciste. Dernier ouvrage, Le ventre des femmesCapitalisme, racialisation, féminisme, 2017.

 

Marcus Rediker, historien, professeur de l’histoire atlantique et titulaire de la chaire du Département d’Histoire à l’Université de Pittsburgh, essayiste et militant nord-américain. Dernier livre traduit en français, Les hors-la-loi de l’Atlantique : Pirates, mutins et flibustiers, 2017.

 

ET AUSSI

Le 4 mai 2018 à l’Université Paris Nanterre : « Les contestations politiques et artistiques. 1968 et après ».

Axes des discussions : le collectif / la liberté sexuelle / la violence / la distance critique / le rapport témoignage-fiction. Cette journée sera entièrement dédiée aux échos de 1968 dans le cinéma et la littérature. Ouvert à tous publics, entrée libre et gratuite.

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C’était Paris en mai 68

L’exposition-dossier qui vous fera découvrir les collections rassemblées par les bibliothécaires de la Ville de Paris en 1968 !

L’exposition-dossier qui vous fera découvrir les collections rassemblées par les bibliothécaires de la Ville de Paris en 1968 !

Comme elles en avaient adopté l’usage pour tous les événements historiques depuis la Première Guerre mondiale, les grandes bibliothèques patrimoniales de la capitale se mobilisent dès les premiers jours pour réunir les documents éphémères, affiches et tracts, qui sont produits pendant les mois de mai et juin 1968.

La Bibliothèque historique participe à cet élan spontané de collecte. Ses bibliothécaires, que ce soit par conviction ou par conscience professionnelle, traquent ces documents auprès des ateliers ou des manifestants, allant jusqu’à décoller eux-mêmes les affiches sur les murs. Face aux difficultés rencontrées, des photographes sont missionnés pour photographier les affiches avant qu’elles ne soient recouvertes par d’autres, enregistrant la constante métamorphose des rues de Paris.

A ces documents réunis au jour le jour, s’en sont ajoutés d’autres, acquis au cours des décennies suivantes, en particulier les archives photographiques du grand journal quotidien France-Soir, qui permettent de révéler quelques aspects singuliers du « mai mai mai Paris mai » d’il y a cinquante ans.

Venez découvrir ces témoignages dans les espaces d’accueil de la Bibliothèque historique.

Informations
pratiques

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP)
24 rue Pavée
75004 Paris

Dates

Du 2 mai au 1 septembre 2018
les mercredi, jeudi, vendredi, samedi, lundi, mardi de 10h à 18h

Prix

0 €

S’y rendre

  • 1 : Saint-Paul (268m) 7 : Pont Marie (441m)

Plus d’infos

Les Hollandais à Paris, 1789-1914

Petit Palais – Musée des beaux-arts de la Ville de Paris

Van Gogh, Van Dongen, Mondrian… De la tradition de la peinture de fleurs aux ruptures esthétiques de la modernité, l’exposition, organisée avec le musée Van Gogh d’Amsterdam, met en lumière les riches échanges artistiques, esthétiques et amicaux entre les peintres hollandais et français, du règne de Napoléon à l’orée du XXe siècle.

Dès le Premier Empire, et surtout à partir de 1850, plus d’un millier de peintres hollandais quittent leur pays pour renouveler leur inspiration. Parmi eux, la quasi-totalité s’établit à Paris, inexorablement attirée par le dynamisme de sa vie artistique. Les peintres avaient là l’occasion de suivre un enseignement riche, de trouver des lieux d’exposition, d’y vendre leurs œuvres, ou simplement de nouer de nouveaux contacts. Ces séjours, plus ou moins longs, sont parfois le premier pas vers une installation définitive en France. Ils eurent en tout cas une influence décisive sur le développement de la peinture hollandaise, certains artistes comme Jacob Maris ou Breitner diffusant des idées nouvelles à leur retour en Hollande.

De la même manière, des artistes comme Jongkind ou Van Gogh apportèrent à leurs camarades français, des thèmes, des couleurs, des manières proches de la sensibilité néerlandaise, puisés dans la tradition du Siècle d’or hollandais que le public français redécouvre à cette période. Cent quinze oeuvres empruntées aux plus grands musées des Pays-Bas, mais aussi à d’autres musées européens et américains, jalonnent ce parcours retraçant un siècle de révolutions picturales.

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Le parcours chronologique nous raconte ces liens qui se sont noués entre les artistes hollandais et leurs confères français, les influences, échanges et enrichissements mutuels à travers les figures de neuf peintres hollandais : Gérard van Spaendonck pour la fin du XVIIIe et Ary Scheffer pour la génération romantique ; Jacob Maris, Johan Jongkind et Frederik Kaemmerer pour le milieu du XIXe siècle et enfin, George Breitner, Vincent van Gogh, Kees van Dongen et Piet Mondrian pour la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Leurs oeuvres sont présentées aux côtés de celles d’artistes français contemporains comme Géricault, David, Corot, Millet, Boudin, Monet, Cézanne, Signac, Braque, Picasso… afin d’établir des correspondances et comparaisons.

Informations
pratiques

Petit Palais – Musée des beaux-arts de la Ville de Paris
2 avenue Winston Churchill
75008 Paris

Dates

Du 6 février au 13 mai 2018
les mardi, mercredi, jeudi, samedi, dimanche de 10h à 18h
le vendredi de 10h à 21h

Prix

Payant – 8-10€

S’y rendre

  • 1, 13 : Champs-Élysées – Clemenceau (123m) 1, 9 : Franklin D. Roosevelt (443m)

Plus d’infos

Al Musiqa

Pour la première fois en France, la Philharmonie de Paris présente une exposition dédiée aux musiques arabes, célébrant à la fois la richesse d’un patrimoine ancien méconnu et l’intense créativité d’artistes issus des vingt-deux pays qui forment aujourd’hui le monde arabe.

Un grand voyage musical

© Sabir design studio, Marco Maione & Tristan Maillet

Al Musiqa invite à un voyage visuel et sonore allant de l’Arabie Heureuse de la reine de Saba jusqu’à l’Andalousie du grand musicien Zyriab, de la période préislamique, en passant par l’âge d’or égyptien de la diva Oum Kalsoum, jusqu’à la scène pop, rap ou électro, sortie dans les rues depuis les révolutions arabes.

Conçue comme une vaste exploration de formes musicales à la fois traditionnelles et contemporaines, mystiques et profanes, populaires et savantes, l’exposition propose de traverser des paysages immersifs comme le désert du Hedjaz, le jardin andalou, le cinéma égyptien, la zaouïa africaine, le café oranais, le salon oriental-occidental.

Une exposition interactive

Afin de faciliter son appropriation par tous les publics, Al Musiqa s’ouvre sur une grande madrassa – littéralement « lieu où l’on apprend ». Elle propose au visiteur des repères pour mieux déconstruire des clichés, découvrir ou approfondir ses connaissances à l’aide de nombreux dispositifs ludiques et interactifs. Le visiteur peut ainsi apprendre à écrire son nom à l’aide d’un qalam numérique ou découvrir le timbre du oud et de la derbouka. Rendant hommage à la beauté de la calligraphie et de la langue arabes, l’exposition est entièrement bilingue.

Une expérience festive à partager

Dans le désert, sous la tente, dans le jardin d’un palais ou au cinéma égyptien, les petits et les grands pourront écouter des contes, écrire leur nom en arabe, construire un palais et faire résonner certains instruments. Une expérience à partager en famille.

Commissaire : Véronique Rieffel

Exposition Al Musiqa : Voix et musiques du monde arabe
Du 6 avril au 19 août 2018

Espace dʼexposition de la Philharmonie

Littérature et poésie

Une heure avec …

Les rencontres littéraires de l’IMA

Un nouveau rendez-vous à l’IMA

À partir du 7 avril 2018, tous les samedis de 16h30 à 17h30 à la bibliothèque de l’Institut du monde arabe

Le nouveau rendez-vous hebdomadaire à l’Institut du monde arabe pour faire connaître, découvrir et entendre les auteurs arabophones et francophones, émergents et confirmés, venant ou parlant du monde arabe. Littérature, poésie, bande dessinée… autour de leur actualité ou d’une oeuvre moins récente, c’est leur univers que l’IMA souhaite mettre en lumière chaque semaine, toute l’année.

« Une heure avec… » / Les rencontres littéraires de l’IMA : C ‘est une heure avec un auteur, en dialogue avec un modérateur, journaliste ou critique littéraire (Philippe Lefait, Paula Jacques, Leïla Kaddour, Bernard Magnier, Francesca Isidori, Sylvie Tanette…), et les lectures d’un comédien(ne). Le principe de la programmation étant de saisir l’opportunité du passage à Paris d’auteurs que l‘on a rarement l’occasion d’entendre dans l’Hexagone, pour leur proposer un lieu et un public où présenter leur actualité littéraire.

 

Auteur invité :

  • Taleb Alrefai, L’ombre du soleil (Actes Sud)

Animé par :

  • Leïla Kaddour, journaliste

    Depuis 2015, Leïla Kaddour a rejoint l’équipe de La Bande originale sur France Inter et celle de Sébastien Folin dans Folin Hebdô, sur France Ô. En 2017, elle devient titulaire à la présentation du journal de 13 heures de France 2 le week-end.

Lu par :

  • Farida Rahouadj, comédienne  

Traducteur de la rencontre :

  • Farouk Mardam-Bey, directeur de la collection Sindbad chez Actes Sud

 

En collaboration avec l’Harmattan

Librairie-boutique

Retrouvez l’ouvrage sur notre boutique en ligne

L’ombre du soleil

Avec le soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère sous l’égide de la Fondation de France

Les rencontres littéraires bénéficient du soutien de la Fondation Jean-Luc Lagardère qui réaffirme ainsi son engagement profond en faveur de la diversité culturelle. Depuis 2013, la Fondation Jean-Luc Lagardère est associée à l’Institut du monde arabe pour valoriser et diffuser en France la littérature arabe à travers un Prix qui récompense chaque année l’œuvre d’un écrivain ressortissant de la Ligue Arabe.

 

Pour aller plus loin
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RODIN ET LA DANSE

Au printemps 2018, le musée Rodin met en lumière la rencontre de Rodin avec le monde de la danse. L’exposition s’articulera autour de la célèbre série des Mouvements de danse jamais exposée du vivant du sculpteur et d’une cinquantaine de dessins.

À partir des années 1890, des expériences nouvelles transforment l’art de la danse, loin du divertissement codifi é et mondain qu’elle pouvait être jusque-là. Sensible aux innovations menées, Rodin s’intéresse à des personnalités exceptionnelles, parmi lesquelles Loïe Fuller et Hanako. L’un des points d’orgue de ces rencontres s’établit avec les danseuses cambodgiennes en représentation à Paris pour l’Exposition universelle. À leur départ, Rodin dira qu’ « elles em-portèrent la beauté du monde avec elles ». La complicité partagée avec les artisans de cette révolution amène Rodin à lier danse et sculpture dans leur commune exploration des possibilités du corps humain. Rodin s’intéresse à la danse sous toutes ses formes, qu’il s’agisse des danses folkloriques régionales ou orientales, des prestations de danseuses de cabaret, des principales personnalités de la danse contemporaine ou encore, intérêt qu’il partage avec Isadora Duncan, des pratiques de la danse dans l’Antiquité.

 

Informations
pratiques

Musée Rodin
77 rue de Varenne
75007 PARIS

Dates

Du 7 avril au 28 juillet 2018
les samedi, dimanche, mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 10h à 17h45

Prix

Payant – 7-10€

S’y rendre

  • 13 : Varenne (75m) 8 : La Tour-Maubourg (456m)

Plus d’infos

Aya Cissoko, la tête haute

Elle a déjà eu plusieurs vies… Championne du monde de boxe française et anglaise, écrivaine et bientôt comédienne, Aya Cissoko a l’énergie et la volonté de ceux qui ont un destin hors du commun. Habitée par le fameux “Danbé”, cette dignité tirée de ces racines maliennes, Aya, défie la vie. Rencontre.

À l’air libre !

Aya Cissoko naît dans le 12e arrondissement de Paris mais son enfance et les souvenirs qui l’ont forgée se trouvent dans le 20e, dans le quartier de Ménilmontant. D’origine malienne, le père, Segui arrive dans les années 60, avant que sa femme Massiré ne le rejoigne quelques années plus tard. Installés au 22 rue de Tlemcen, la famille vit à six dans un 20m2, mais comme le souligne Aya: “On n’avait rien matériellement mais on était très heureux”.

J’appelle cette époque de ma vie “mon paradis perdu…”

Aya Cissoko

À l’époque, le quartier se compose pour beaucoup de familles immigrées soit d’Afrique noire, soit du Maghreb et il y règne, malgré les difficultés, une convivialité, une solidarité uniques entre les habitants. Les nombreux terrains vagues qui jalonnent les environs, sont les aires de jeux privilégiées d’Aya et de ses frères et sœurs. “On a été élevés un peu comme des poules à l’air libre” nous confie la jeune femme. “À la manière africaine, notre vie était dehors, et la ville notre univers”.

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Edifice
“Petite, cette église me fascinait. Je me sentais minuscule face à elle. Je passais devant pour aller à l’école et je passais beaucoup de temps à descendre ces marches gigantesques”.
Eglise Notre Dame de la Croix

3 place de Ménilmontant
PARIS 20E

L’insouciance vole en éclat la nuit du 27 novembre 1986. Un incendie criminel ravage son immeuble, emportant avec lui le père et la petite soeur d’Aya. Les coups du sort auraient pu s’arrêter là mais l’année suivante, elle perd son frère, Moussa, 5 ans, d’une méningite non diagnostiquée. Une accumulation de drames, qui n’entamera pas la volonté de Massiré, la maman d’Aya, de rester en France. Elle refusera de se plier à l’avis du Conseil des Pères, et ne retournera pas au Mali auprès de la famille de son mari.

Danbé

S’ensuivent des mois d’errance, d’hôpitaux en hébergement chez des proches. Enfin, les survivants sont relogés au 104 de la rue de Ménilmontant, une cité en plein Paris. La délinquance rôde, mais Massiré est là, immuable, et contrôle les mouvements et les fréquentations de ses deux enfants. Femme forte et véritable pilier, pour la mère d’Aya l’échec n’est pas envisageable: “Ma mère me mettait une vraie pression”. Elle lui inculquera la dignité en toutes circonstances, “le danbé” en bambara.

Panoramique Parc de Belleville
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Bouffée d’oxygène
Le Parc de Belleville, c’est le parc de mon enfance, de mon quartier. J’y allais très souvent, Sa vue magnifique m’apaise.
Parc de Belleville

47 rue des Couronnes
PARIS 20E

Voulant l’éloigner du danger de la rue, Massiré décide d’inscrire Aya à une activité sportive, “La boxe, c’est arrivé par hasard, au début j’ai essayé le tir à l’arc et le hand-ball mais par esprit de contradiction, j’ai choisi la boxe” déclare-t-elle. Têtue, Aya arrivera à ses fins malgré les réticences de sa mère. Sur le ring, elle court, elle frappe, elle peut cogner, se blesser, trouver un exutoire à ses souffrances, et exorciser sa rage. Elle trouvera la résilience grâce à la boxe.

Noble art

Aya enchaîne les victoires. Totalement investie dans le noble art, elle trouve dans ce sport rude le moyen d’échapper un peu à la pression imposée par sa mère, d’extérioriser tout ce qui ne se dit pas. “La boxe m’a sauvée” nous confiera-t-elle. À l’âge de 12 ans seulement, elle remporte le titre de championne de France de boxe française chez les benjamines. Elle obtient les titres de championne de France et du monde de boxe française dans la catégorie des moins de 66 kg en 1999, avant de confirmer son titre de championne de boxe française amateur en 2003. Avide de nouveaux défis, c’est en 2005 qu’elle se tourne vers la boxe anglaise. “Je voulais m’imposer de nouveaux challenges, mais mes débuts en boxe anglaise ont été plutôt difficiles, je me suis heurtée au sexisme ambiant”.

Lorsque je me suis lancée en boxe anglaise, l’entraîneur m’a dit “moi, j’entraîne pas les gonzesses”

Aya Cissoko

Mais comme à son habitude, Aya ne lâche rien. L’essentiel est de ne pas perdre de vue ses objectifs, de ne pas montrer des signes de faiblesses. Elle veut prouver qu’elle peut réussir aussi bien qu’un homme, et elle y parvient. Elle fait aussi une rencontre décisive, lorsque Jean Rauch, entraîneur et créateur du boxing club de Paris XXe, la prend sous son aile. Lorsque nous évoquons ce grand monsieur de la boxe, décédé il y a quelques mois, avec Aya, l’émotion fait vibrer sa voix: “Jean me disait toujours, “il faut réussir en dehors des cordes. Il m’a appris à m’intéresser à autre chose, à m’ouvrir”. Jean Rauch la fera grandir humainement mais aussi sportivement en l’emmenant au plus haut niveau de sa catégorie avec pour apogée, cette soirée de novembre 2006, précisément le jour de ses 28 ans, où elle combat pour le titre de championne du monde amateur des poids welters contre l’ukrainienne, Lesja Kozlan.

Jean Rauch, mon entraîneur, a été pour moi un père de substitution

Aya Cissoko

Elle triomphe mais le sort s’acharne contre la boxeuse lorsqu’elle se rend compte qu’un choc avec l’ukrainienne au 2e round a abouti à une fracture des cervicales. Elle se fait opérer dans la foulée, mais au réveil c’est le choc: elle souffre d’une hémiplégie du côté droit. Commence alors pour Aya de longs mois de rééducation. Elle y met tout son acharnement, et pense dur comme fer pouvoir remonter sur le ring. Mais l’annonce est sans appel et Aya ne boxera plus. Pour elle qui a déjà tant enduré, le coup est dur à encaisser. Comme le déclare la jeune femme: “À chaque fois qu’une épreuve a bouleversé ma vie, elle a toujours été suivie par quelque chose de positif”. Et cet arrêt brutal de la boxe va permettra à Aya de prendre une nouvelle direction.

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Quiétude
Je ne sais pas si cela est lié à mon histoire, mais j’aime me promener dans les cimetières. Quoi qu’on en dise, il y a de la vie dans les cimetières, une quiétude aussi.
Cimetière du Montparnasse

3, boulevard Edgar-Quinet
Paris 14E

Nouveaux challenges

A trente ans, elle intègre Sciences-Po dans un programme de reconversion pour les sportifs de haut niveau, où elle obtiendra un master en 2012. Elle nous dira de son passage dans la prestigieuse école quelle fierté elle en a tiré: “Au départ, je n’avais pas le profil, mais cela a été une formidable aventure humaine, j’ai rencontré des professeurs extraordinaires qui m’ont permis de devenir ce que je suis”.

On lui propose à plusieurs reprises de coucher l’histoire de sa vie sur papier mais les projets n’aboutissent pas. Sa rencontre avec Marie Desplechin va tout changer. Touchée par la singularité de son histoire, elle va trouver les mots et ensemble, elles vont co-écrire son autobiographie intitulée “Danbé” qui signifie «dignité» en bambara, ouvrage acclamé par la critique. Son parcours de vie est raconté avec une bouleversante émotion contenue. Sans la moindre trace de pathos, les deux femmes retracent dans ce livre, qui obtiendra le grand prix de l’héroïne Madame Figaro en 2011, ce destin déchiré et acharné d’Aya Cissoko. Et en 2015 c’est tout naturellement que son histoire a été portée à l’écran par le réalisateur Bourlem Guerdjou, remportant au passage le prix du meilleur téléfilm français au festival de la Rochelle ainsi qu’au Colcoa Festival à Hollywood.

Danbé, la tête haute extrait avec Tatiana ROJO dite Amoutati

Continuant sur sa lancée, la jeune écrivaine publie en 2016, son deuxième livre “N’ba” où elle livre un émouvant hommage à sa mère. Après avoir intégré la liste des White Ravens, le livre paraît en Allemagne sous le titre de “Ma” aux éditions Wunderhorn. Lorsqu’on lui demande où elle va s’arrêter, elle nous répond par un éclat de rire et nous confie avoir des tas de projets. “J’ai vraiment à cœur de me lancer dans la réalisation, je suis déjà sur un projet mais je ne vous en dis pas plus !”. En attendant vous pourrez la retrouver prochainement sur les planches dans la pièce, “Sur la route”, d’Anne Voutey.

À côtés de ce tourbillon d’activités, Aya nous a aussi parlé de sa vie de maman avec sa fille Mathilde, 5 ans, à qui elle consacre beaucoup de temps. “A présent je vis dans le 14e, un quartier que j’apprivoise. près de la rue d’Alésia. Ce que j’aime dans ce quartier: le côté bourgeois et populaire à la fois”.

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Saveurs d’ailleurs
J’aime les saveurs asiatiques et ce petit resto coréen est délicieux à un prix très raisonnable. Familial, il a été repris par deux sœurs et l’ambiance est zen
Sodam

39, rue de Gergovie
Paris 14E
musée du quai Branly
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Musée en famille
J’aime y aller avec ma fille. Elle lui donne à voir une autre représentation de l’art, moins dans les stéréotypes. Elle peut s’identifier aux personnages présents. Leur librairie est extra !
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Mention spéciale
Je trouve que les bibliothèques de la Ville de Paris font un super boulot notamment celle de mon quartier. L’équipe est à l’écoute et propose un large choix d’activités.

La Grande Dictée

Le 30 mars dernier, les élus parisiens ont donné rendez-vous à 7 classes de CM2 de différents arrondissements dans la salle du Conseil de l’Hôtel de Ville pour la Grande Dictée de la francophonie. Tirée d’un texte majeur de la littérature francophone, cette dictée a été orchestrée par Aya Cissoko.

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Sidaction

Sidaction 2018 : les 23, 24 et 25 mars 

Contre le virus du sida le moindre abandon peut tout changer. Mais le moindre don aussi peut tout changer.

Paris, le 22 mars2018 Le top départ du Sidaction 2018, qui a lieu les 23, 24 et 25 mars prochains, est lancé. Trois jours de mobilisation, de sensibilisation et d’information sur les enjeux actuels de la lutte contre le sida. Engagés auprès de Sidaction, 29 médias partenaires – dont trois nouveaux : NUMERO 23, RMC DECOUVERTE et CNEWS – répondent présents à l’appel de Sidaction pour faire de cet événement un rendez-vous unique et solidaire.

Cette année, à travers une campagne d’interpellation et d’appel à dons « Contre le virus du sida, le moindre abandon peut tout changer mais le moindre DON aussi peut tout changer », Sidaction met en avant l’interaction entre tous les acteurs concernés – chercheurs, soignants, acteurs associatifs, bénévoles, personnes vivant avec le VIH, donateurs – qui constitue la force de la lutte contre le sida et la spécificité de notre association.

Aujourd’hui dans le monde, 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH. Parmi elles, près de 30% des personnes seraient porteuses du virus sans le savoir. Trop nombreux sont ceux qui estiment que le VIH est une « affaire classée », contribuant à la banalisation de l’épidémie.

Pour soutenir les personnes vivant avec le VIH en France et à l’international, pour faire progresser la recherche, le Sidaction a besoin de dons. Comme chaque année, le compteur du Sidaction est remis à zéro et les promesses de dons peuvent être faites par téléphone en appelant le 110 du 15 mars au 14 avril 2018 inclus, par Internet sur sidaction.org. Le moindre abandon est un danger contre le virus du sida, le moindre don peut tout changer.

Les fonds collectés pendant ces trois jours seront reversés à la fois aux programmes de recherche et de soins et aux programmes associatifs de prise en charge, et d’aide aux personnes vivant avec le VIH, en France et à l’international.

Pour faire un don à Sidaction :

  • Par téléphone : en appelant le 110 (numéro d’appel gratuit)
  • Par Internet : www.sidaction.org
  • Par SMS au 92110 : en envoyant le mot « DON » OU « 1SMS » pour faire un petit don de 5€ (coût d’envoi du SMS gratuit ou inclus dans les forfaits SMS)
  • Par courrier : Sidaction – 228, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 PARIS